11.01.2009

Les blasés comptez-vous.

J'entends et je lis, ici ou là, des personnes qui ne cessent de se plaindre, de gémir, à propos des ateliers d'écriture et des personnes y participant. Certains et certaines expliqueraient sur les pages du Web, que les ateliers d'écritures ne sont sources que de déceptions et que les gens y participants n'y sont point sérieux. Ils en ont pour preuves qu'ils ont participés à pleins d'ateliers et qu'ils ont tous finis par les virer ou être désertés. Mais, peut-être devraient-ils se demander si ce n'est pas à cause de leurs présences que les gens désertent et perdent le goût de cotoyer les dits ateliers. Effectivement, on peut toujours accuser le matériel ou les autres quand quelque chose ne va pas. Mais quand tout ce qu'on fait ne va pas, il ne reste plus qu'à s'accuser soi même.

 Personnellement, j'ai participé activement à deux ateliers d'écritures. En fait, à un atelier avec un grand nombre de participants (fantômes pour la pluspart) et plusieurs ateliers avec la même équipe, enfin, presque.

 Si je ne peux que louer d'avoir participé au premier du fait qu'il m'a redonné la motivation d'écrire et également parce que j'y ai rencontré plusieurs partenaires d'écritures de qualité, je pourrais également lui reprocher d'avoir été mal géré et d'avoir succombé à l'attitude despotique de sa gestionnaire. Quant aux autres ateliers, si ce n'est cette variété de mouche qui s'invite à tout festin et qui te bourdonne autour des oreilles jusqu'à ce que d'énervement tu ne la chasses ou ne l'éclate avec ta serviette, les participants sont dans l'ensemble de bonnes compagnies.

Il est d'autant plus agréable quand le travail effectué dans ces ateliers virtuels, débouche sur un projet réel. La revue qui  est chère à notre coeur est de ceux-là. Mieux encore, voilà un projet réel qui regroupe tous nos projets virtuels. L'ensemble de nos ateliers d'écritures dans lesquels gravitent la même dizaine de personnes est mis à contribution pour l'élaboration de chaque numéro de la revue dont je vous ai tant parlé.

Alors bien sûr, entre le début de l'aventure des ateliers et le projet actuel, certaines personnes ont disparues. Est-ce un mal ? Non, la preuve, tout se passe à merveille. Mais il est vrai que je peux comprendre l'aigreur d'une personne ayant participé à ces groupes et qui, de part son comportement exaspérant ce serait vu écartée ou se serait écartée elle-même peu avant l'élaboration de notre si belle revue. Ce serait un peu comme un marathonien flanchant à 200 mètres de la ligne d'arrivée. Ensuite, il ne reste plus que trois solutions : la plus digne, celle de fermer sa gueule et de souffrir dans son coin, la solution intermédiaire qui consisterait à crier sa peine et enfin la solution médiocre qui consiste à cracher dans la soupe et cracher sur ceux qui la servent.

La dignité étant rarement de ce monde, et vu l'étendu des dégâts que peuvent provoquer l'aigreur chez une personne psychiquement fragile, je peux comprendre les réactions de celles-ci et les jets d'acides crachés partout sur la toile.

 Quand on est accepté de personne, il est souvent plus simple de croire qu'il est mieux d'être seul que de se remettre en question. L'homme et la femme, ont cette faculté de pouvoir se remettre en question. Enfin, en général. Certaines personnes ont beaucoup de mal à faire cette auto-critique et préfère persister à penser ou tout au moins à dire que tout est de la faute des autres. Quand une personne me reproche quelque chose, je peux me dire qu'elle se trompe. Quand deux personnes me reprochent la même chose, je peux penser au hasard ou à une vision tronquée de la réalité. Quand 15 personnes me reprochent la même chose, j'ai du mal à ne pas vouloir me remettre en cause.  A moins bien sûr que je n'accepte ce défaut et que je l'assume.

 En attendant, je suis très fier de participer à notre revue si belle. Je suis fier pour moi, mais également pour tout ceux qui y participent. Pour ceux et celles me connaissant, ils savent que je n'ai pas d'affinité avec tous les auteurs et que j'ai même souvent été en conflit avec certains d'entre eux. Pourtant, miracle de l'écriture et des ateliers, je suis également fier de partager nos pages avec ceux-ci. Je dirais même mieux, participant au comité de lecture et donnant mon avis sur les textes à sélectionner, j'ai encouragé certains textes de ces auteurs avec qui je n'ai aucune affinité. Ils écrivent très bien, ont leurs propres styles et c'est bien là le principal. Nous travaillons tous pour la revue et non pour nous, ce qui n'empêche pas d'être heureux de voir nos textes courir sur les pages de la plus belle des revues.

Certains se plaignent que les projets d'écriture à plusieurs finissent toujours par péricliter faute de volonté des autres. Jean-Marie, à propos d'un projet qu'il avait lancé (comme d'habitude, il fourmille d'idées le bougre) et qui me tenait extrêment à coeur, c'est même le premier projet d'écriture collective dans lequel je me suis lancé, me disait : "Est-ce que le projet te tient à coeur au point d'être capable de tout écrire tout seul ? Si oui, alors le projet ne sombrera pas."  Effectivement, là encore, il avait raison. Après m'être battu pendant des mois et des mois, avoir continuer à écrire seul ou avec Jean-Marie, le projet est toujours vivant et non seulement vivant mais il est présent dans les deux premiers numéros de la revue et semble remporter l'adhésion des lecteurs. Comme quoi, lorsque qu'un projet sombre, on peut toujours accuser les autres, mais s'il sombre vraiment c'est surtout parce qu'on n'y a pas apporté assez de coeur soi même.

Le premier numéro de notre belle revue était déjà très bien, le prochain promet d'être encore mieux. La présentation sera encore plus soignée, les pages mieux illustrées, les textes plus divers, le nombre d'auteurs s'étoffe, la variété et la qualité des textes ravira tout un chacun. La revue sortira donc début Mars, vous la trouverez aussi dans les salons du livre proches de la date de sortie, alors, précipitez-vous bientôt pour la commander ou la réserver.

Commentaires

Très touchant.

Je pense que tu pourrais explicitement citer "Wan&Ted"


Amitiés,

JMD

Ecrit par : ♣ | 11.01.2009

Quand on y réfléchi deux seconde, Lise en championne de la défense des droits d'auteurs sur le Web, c'est à mourir de rire non ? Parce ce que la meilleure façon d'assurer ses droits sur un texte, c'est bien de le signer de son nom. Et quand je dis nom, je ne dis pas pseudo, je dis bien nom de l'état civil. Et s'il y a bien UN TRUC que Lise n'utilise pas pour signer (ni pour rien d'ailleurs, jusque là) c'est bien son état civil. Je vous la fais à l'envers : quel meilleur moyen de jeter un doute sur la paternité d'un texte que de le signer d'un pseudo de circonstance, inventé de toute pièce ? (Genre pommegala ou n'importe quel autre à choisir dans la très longue liste de ses rideaux de fumée...) ♣

Ecrit par : ♣ | 13.01.2009

Je crois surtout que ce que la pauvre n'a pas compris ou bien ne veut pas comprendre afin de pouvoir se faire passer pour victime, c'est que du moment que tu mets un texte sur le net, ce texte ne t'appartient plus vraiment et que tu encoures le risque de le voir repris par quelqu'un d'autre, modifié, copié, ou simplement approprié par tout un chacun. c'est un peu comme laisser traîner des billets dans la rue en espérant les retrouver le lendemain. M'enfin, bon, déjà, faut que ton texte soit suffisamment bon pour que quelqu'un ait envie de te le prendre. Moi, j'ai pas ce problème, tous mes romans, mes nouvelles, mes poèmes sont en lignes et encore jamais personne se l'est approprié. Comme quoi, la meilleure solution pour s'assurer un copyright sur le net c'est la médiocrité. ;-)

Ecrit par : Katsu | 14.01.2009

Je vous autocongratule moi aussi !

Ecrit par : mélanie | 16.01.2009

C'est marrant, quand tu dis "autocongratule" ça à l'air d'un truc cochon a essayer d'urgence.

Ecrit par : ♣ | 16.01.2009

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